
Aristote
Élève de Platon et précepteur d'Alexandre le Grand, il a voulu tout connaître — de la logique à la biologie — et ramené la philosophie du ciel des Idées vers l'observation du réel.
Aristote naît à Stagire, en Macédoine, fils du médecin du roi. À dix-sept ans, il rejoint l'Académie de Platon à Athènes, où il reste vingt ans — le meilleur élève, mais aussi le plus critique : là où Platon cherche la vérité dans un monde d'Idées séparées, Aristote la cherche dans les choses mêmes. « Platon m'est cher, mais la vérité me l'est davantage », dira-t-on de lui.
Après avoir été le précepteur du jeune Alexandre, futur conquérant de l'Orient, il fonde sa propre école à Athènes, le Lycée, où l'on enseigne en marchant (d'où le nom de « péripatéticiens »). Son ambition est encyclopédique : il écrit sur la logique, la physique, la biologie, l'âme, la morale, la politique, la rhétorique et la poésie. Il invente le syllogisme, classe les régimes politiques, dissèque les animaux, analyse la tragédie.
Son éthique est celle du juste milieu : la vertu n'est ni un excès ni un manque — le courage se tient entre la lâcheté et la témérité. Le bonheur (eudaimonia) n'est pas un plaisir passager mais l'activité d'une vie entière conforme à la raison. À la mort d'Alexandre, menacé à son tour par Athènes, il s'exile pour éviter que la cité ne « pèche deux fois contre la philosophie ».
- v. 340 av. J.-C.Éthique à Nicomaque
Le bonheur, la vertu et le juste milieu — le grand texte de morale du programme.
- v. 335 av. J.-C.La Politique
L'homme « animal politique » et la classification des régimes.
- v. 350 av. J.-C.Organon
La naissance de la logique : le syllogisme.
- v. 335 av. J.-C.Poétique
La tragédie et la catharsis — utile aussi en Lettres.